Passionnée par la façon dont Internet et les médias sociaux impactent sur l’actualité internationale, Marjorie Paillon est au commandes du magazine d’information TECH 24 et intervient sur l’actualité politique américaine pour France 24. Co-fondatrice du blog ilovepolitics.info, elle a officié en tant que reporter et présentatrice pour BFM TV, où elle a notamment couvert la dernière campagne présidentielle aux Etats-Unis. Elle a également travaillé aux cotés de Thomas Hugues dans l’émission Médias le Magazine sur France 5 où elle décryptait « l’information et la communication sur Internet ».Co- auteur du livre John Mc Cain, le survivant, elle a fait ses premières armes journalistiques pour CTV (Canadian TV) et MSNBC à Washington, DC. Elle est diplômée du DESS d’administration de la production audiovisuelle à la Sorbonne, de l’American University de Washington D.C, de l’Institut d’Etudes politiques de Lyon.
Dernier coup de cœur?
L’élan de solidarité né sur les réseaux sociaux. Des opérations comme « Tweet for Change » ou « Need4Peace », nées en ligne et relayées sur Twitter, montrent que « les Internautes » ne sont pas uniquement des geeks postés derrière leurs écrans. « Les Internautes », c’est vous, c’est moi. Ce sont également des citoyens, des téléspectateurs, des lecteurs, des consommateurs d’information. En un mot : des citoyens pluriels qui peuvent en un clic ou un tweet faire bouger les choses
Dernier coup de gueule?
Un coup de gueule pour démythifier l’idée trop facilement répandue selon laquelle « les rumeurs pullulent sur Internet ». Je pense notamment à la polémique sur les rumeurs qui ressurgissent à l’occasion de la candidature de Martine Aubry à la primaire socialiste. Internet semble un coupable trop facilement désigné. Car ces ouï-dire existaient bien avant l’apogée des médias sociaux. Les mécanismes qui déclenchent ou propagent ce type de bruits non fondés ne sont pas nés avec Internet. La rumeur est bel et bien « le plus vieux médias du monde » comme le démontre Jean-Noël Kapferer dans son ouvrage éponyme. Ces bourdonnements toxiques prennent peut-être une dimension plus violente ou directe en ligne, mais cela est dû à la nature même des médias sociaux. L’instantanéité et la « viralité » des messages imposent d’inventer de nouvelles méthodes pour les vérifier et les créditer, le cas échéant, en information.
Où partez-vous en vacances cet été?
Cet été sera corse. Je connais déjà le sud de l’île, de Bonifacio à Porto-Vecchio en passant par Santa Giulia et Sperone.
En août, je mettrai cap sur le nord de l’île de beauté pour explorer Porto, l’île Rousse et le Cap Corse.






