Le lait maternel protégerait les prématurés d’une maladie intestinale grave

Il est avéré depuis toujours que le lait maternel est un aliment frais et complet pour les nourrissons. En outre, il s’adapte parfaitement aux besoins de l’enfant au cours de ses premiers mois. A part sa contribution et à la maturité du système digestif de l’enfant, le lait maternel favorise son système immunitaire. D’ailleurs, une étude scientifique récente a découvert une de ses nouvelles vertus. Cette étude a été développée par une équipe de chercheurs à l’Université John-Hopkins de Baltimore aux Etats-Unis.

Comment agit cette maladie sur le prématuré ?

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Ils se sont penchés sur l’entérocolite nécrosante, une maladie essentiellement présente chez les nouveau-nés qui se caractérise par la destruction des tissus et muqueuses de l’intestin. C’est une maladie gravie pouvant entraîner le décès. Pour mener leur expérience, les auteurs de l’étude ont travaillé sur des souris pour connaître l’origine de cette infection. Ce qui leur a permis de déduire la défaillance d’une protéine nommée TLR4 chargée de réguler la réponse immunitaire face aux bactéries. Chez le prématuré, son rôle est de réguler la différenciation cellulaire ainsi que la croissance de l’intestin. La protéine interrompt ainsi son travail d’où la nécrosance de l’intestin vulnérable. En contact avec les bactéries, les cellules non-matures provoquent l’entérocolite nécrosante.

Ils ont pu établir que les souris ayant reçu du lait maternel présentaient de faibles niveaux de TLR4. Cela explique donc la richesse du lait maternel en terme de croissance épidermique, car il bloque l’action de la protéine. Ces résultats confirment également que le composant du lait maternel pourrait servir à la conception de nouveaux traitements contre la maladie en question.

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