Belgique : une grève générale frappe le royaume

Le lundi 15 décembre, les trois grands syndicats du Royaume de Belgique ont décrété une grève générale et nationale. Tous les transports communs étaient ainsi appelés à coopérer en arrêtant d’opérer. Or, il s’agit de la quasi-totalité des services publics. Depuis dimanche soir, l’espace aérien était fermé pendant 24 heures. Il en est de même pour les autres secteurs qui étaient contraints de suspendre leur fonctionnement normal, entre autres, les écoles, les hôpitaux, les magasins et même les entreprises privées. Les syndicats ont également tenté de mobiliser les transporteurs routiers afin de bloquer les accès aux grandes villes.

Un appel à la réforme

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Certains patrons avaient lancé des actions judiciaires pour éviter la grève, mais leurs tentatives étaient vaines. Ces appels ne sont même pas parvenus à faire intervenir les autorités locales dû à l’ampleur des actions menées. En effet, ces dernières sont dirigées par la coalition de droite du libéral francophone Charles Michel qui veut porter des changements liés à la retraite, la santé et les charges patronales sur les salaires. Si le pays a longtemps opté pour un dialogue social, ce programme se présente comme une « rupture ».

Le gouvernement va-t-il trouver une entente ?

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Face à la situation, la Fédération des entreprises de Belgique invite le gouvernement à maintenir ses projets de « saut d’index » dont la limitation salariale à 2% avant de passer à la réduction des charges sociales en 2016. L’Etat est surtout appelé à prendre des mesures pour mettre en compétition l’économie affaiblie du pays. Cette grève est soutenue par une opposition minoritaire plutôt virulente, car les syndicats menacent d’amplifier le mouvement dans la mesure où le gouvernement n’évoque aucune entente.

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